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Pierre Goudiaby ATEPA, L'homme de l'année - PRIX SEDAR 2001
" J'ai envie que les gens vivent heureux "
Cet homme est un charmeur. En Amérique, dans cette société de compétition, on aurait qualifié Pierre Goudiaby de "Fighter" (battant) et de "winner" (gagneur). Il est donc tout fier et content d'être hissé sur le piédestal des vainqueurs devenant l'homme de l'année 2001 pour Nouvel Horizon.
Premier lauréat du trophée Sédar, Pierre Goudiaby ne peut cacher sa joie. Architecte et ingénieur mais véritablement touche-à-tout et infatigable promoteur d'idées et de choses nouvelles, " Atepa " nous a parlé librement de ses visions, de ses ambitions et la volonté d'être une des locomotives du progrès et de la création des richesses dans un pays où la première richesse, selon lui, est la valeur qualitative de ses ressources humaines. Entretien avec " Le Sédar " 2001 qui ouvre la voie aux autres compétiteurs sénégalais pour ce début du Millénaire.
Que dire de Pierre Goudiaby, est-il un architecte ou un artiste ?
Je dirais plutôt un architecte et un ingénieur. L'architecte est avant tout un artiste qui fait de la conception et dès l'instant qu'on conçoit, on rentre dans le domaine de l'art. Les bons architectes sont donc naturellement des artistes. Mais, moi, je prétends être un ingénieur architecte. Ce qui veut dire qu'à côté de tout ce qui est logique, j'ai un côté créateur que je renie pas. Je suis donc un artiste.

Votre côté artistique n'est-il pas occulté d'une certaine manière, puisque vous donnez plutôt l'image d'un homme d'affaires ?
Je reste un artiste pur puisque je fais de la conception. Mais en plus de cet aspect, il faut dire que je suis ingénieur et aussi opérateur économique. Je dirige des sociétés. Le plus difficile, c'est de concilier le côté artistique avec les affaires et la gestion qui demandent une grande rigueur. Dieu merci, je porte jusqu'ici toutes ces casquettes avec bonheur.

Vos œuvres sont empreintes d'une certaine majesté comme l'Arche de Liberté de Lomé, pour ne citer que celle-là. Vos œuvres sont-elles à votre image ?
Mon credo, c'est d'abord la diversification. Je me remets toujours en question. C'est ainsi que si vous visitez quelques-unes de mes œuvres qui datent de cinq ans et celles qui sont plus récentes, vous constaterez qu'il y a une mutation permanente. D'où la devise que j'ai donnée à Atepa Technologies : " Inventer l'avenir ". Quand je crée une œuvre qui, un an après n'est pas exécutée, elle est dépassée pour moi.
S 'agissant de la Porte du Millénaire, entre le côté architectural et celui artistique, qu'est-ce qui prime ?
C'est d'abord le nom, parce qu'il fallait trouver un prétexte pour commencer à embellir la corniche. C'est là où le rôle de l'artiste commence à jouer. La porte du Millénaire, comme dirait l'autre, il fallait y penser, parce que y en a pas deux. C'est la seule Porte qui a fait rentrer le Monde dans le troisième millénaire. Ca peut paraître prétentieux, mais c'est ça. C'est l'idéation, comme on dit en architecture, qui est la plus importante. Après ce stade, il y a tout le processus artistique et l'exemple de la Porte du Millénaire est à ce propos très instructif. Cette Porte, dans ses premières esquisses, était carrée, toute bête, toute conne, comme on dit en terme architectural. Ensuite, il a fallu lui donner ce geste, la courber et lui trouver toutes les connotations. Il fallait montrer que la première Porte qu'on ne peut franchir qu'en se baissant, symbolise, de par sa simplicité, le premier millénaire au cours duquel tout était rudimentaire. La deuxième Porte qui est elle plus sophistiquée avec sa courbure, représente le millénaire des grandes découvertes et de la révolution industrielle. Enfin, la troisième qui prend l'autre courbure, est encore plus complexe et symbolise donc l'ère d'Internet et du progrès sans limites. Donc le symbolisme, l'idéalisation, la création sont tout à fait présents dans le processus.
C'est à ce niveau, je dois l'avouer, qu'il y a eu une certaine complicité avec le Président Wade parce qu'on travaille ensemble. Je dois dire que l'esprit de la Porte telle qu'elle se présente aujourd'hui vient de lui. Parce que la Porte que j'avais en tête ne pouvait être traversée. C'est lui qui a voulu qu'on la traverse. Il a dit : " Passant sous l'ombre de Yaye Boye, franchis donc cette porte et entre dans le troisième Millénaire ". Ce qui fait que les gens se font un Must de traverser pour rentrer dans le millénaire. Pour dire donc qu'on peut tout faire, mais si derrière il n'y a pas un esprit imaginatif, un contenu, c'est comme si rien n'a été fait.

Il y a quand même une certaine déception chez certains qui s'attendaient à voir une œuvre plus volumineuse, plus massive ?
Il ne fallait pas qu'elle soit massive justement. C'est cette transparence-là qui fait le charme de la Porte du Troisième Millénaire. C'est transparent et c'est léger. Parce que je n'apprécie guère les choses massives. Je crois que c'est un grand sculpteur qui disait que " less is more ", autrement dit : " moins vous en faites, mieux cela vaut ". Ce qui est d'ailleurs vrai pour beaucoup de choses dans la vie. En Afrique, on est tellement obsédé par l'idée de faire de " l'architecture africaine " qu'on en devient folklorique. Or, il faut faire de l'africain sans tomber dans le folklore ce qui exige du raffinement qui d'ailleurs symbolise le 21ème siècle. Il suffit de voir mes derniers projets, comme celui de la salle des banquets de Malabo, pour se rendre compte de la pureté que je m'efforce d'exprimer à travers mes réalisations.
Pierre Goudiaby serait-il un sculpteur ?
J'essaie d'être un artiste complet. D'ailleurs, dans les écoles d'architecture, on fait tout. Il faut connaître ce qui est l'architecture pour comprendre pourquoi je bouge tant. On est en train de créer une compagnie d'aviation ; j'ai ouvert l'Espace Atepa à Paris et Atelcom, une société de télécoms. J'ai également qualité d'administrateur à la Bourse Régionale des Valeurs et je suis en association avec les Indiens pour faire du transport intra-urbain en moto.
Don l'architecture, c'est quoi ? C'est quelqu'un qui a appris à prendre vingt mille pièces différentes pour en faire quelque chose d'harmonieux. C'est pour cela qu'on se mêle pratiquement de tout. C'est d'ailleurs pour cela que le mot architecture est employé presque partout. On parle d'architecture de gouvernement, de la nouvelle économie. Tout ce qui est un assemblage de plusieurs éléments a quelque chose d'architectural.

Quand on regarde un peu le Sénégal ou Dakar, on ne peut s'empêcher de demander si on a une identité architecturale ?
Si, on commence à l'avoir et ceci grâce à Senghor en premier lieu. N'oubliez pas que le Président Senghor est le père du parallélisme asymétrique. Il nous a demandé, il y a un peu plus de vingt ans, de cultiver dans tout ce que nous faisons l'enracinement et l'ouverture, mais surtout d'y mettre une âme africaine. Il y a eu beaucoup de balbutiements au début ; mais regardez la ville de Dakar, elle ne ressemble à aucune autre ville au monde, ni africaine, ni européenne. Dakar commence à avoir une âme. C'est dommage qu'elle soit cantinière actuellement, mais nous sommes en train d'y mettre de l'ordre. J'espère que le grand nettoyage que le gouvernement de Dakar a entrepris sur la demande du Président de la République aura bientôt des résultats. Donc, ne vous en faites pas, Dakar a une âme et elle l'aura de plus en plus.

Seulement, Goudiaby se passionne particulièrement pour Dakar et sa corniche.
Une des raisons pour lesquelles je me focalise sur la corniche, c'est que j'ai une idée très simple de ce qu'est une ville. Je pars du principe qu'une ville est comme une maison. Nous avons le côté cour et le côté jardin. La cour, c'est là où se lave le linge sale, où l'on pile le manioc et où sont rangés les vélos qui ne sont plus utilisés par les enfants. Le jardin, c'est l'espace où l'on reçoit les gens, c'est planté et très propre. Pour Dakar, le côté-jardin est la corniche parce que le touriste ou l'étranger qui y débarque entre très rarement à l'intérieur de la ville. Il veut passer le long de la corniche pour aller au centre ville ou à l'aéroport. On n'a pas les moyens de refaire tout Dakar en si peu de temps, mais pour le moment et dans les trois ans à venir, employons nous à embellir et à maintenir propre la corniche. C'est notre " soutoura ". On a décidé avec le soutien du Président d'en faire une corniche très culturelle avec des sculptures, des monuments, des théâtres de verdure. D'autres choses comme la " promenade des Lions " que nous allons commencer toute suite etc. Ensuite, petit à petit on aménagera le côté cour.
Est-ce qu'il ne nous faut pas aujourd'hui un Haussmann plutôt qu'un Goudiaby qui se focalise sur la corniche ?
Un Haussmann oui, mais faudra-t-il le trouver. Moi je revendique pas ce titre monumental. Ne vous en faites pas, tout ne se résume pas à Goudiaby. Le ministère de l'Urbanisme et de l'Aménagement du territoire est là très présent et comprend très bien les enjeux. Il y a aussi le ministère de l'Equipement et sous l'impulsion du Président de la République qui donne des directives, la machine est aujourd'hui en branle. Nous avons la chance d'avoir un Président qui est un visionnaire en la matière. Moi je le compare exactement au Président Senghor quant à sa vision de la ville de demain. Il est même au-delà, il nous dépasse. Les gens me connaissent assez : il n'en aurait pas fait montre que je ne l'aurais pas dit. Tous les deux jours, on travaille sur l'urbanisme et sur l'architecture de Dakar. C'est même devenu une obsession pour lui. Il a de grandes ambitions pour la ville de Dakar. Il consulte même des confrères étrangers pour avoir leur appréciation. C'est la cas du vieil architecte de Dakar Thierry Mélot qui en contact permanent avec le Chef de l'Etat ou Olivier Clément Cacoub (qui a été l'architecte de Houphouët, ndlr). Tous leurs dossiers passent entre mes mains pour critiques et suggestions. Il y a tout un travail de profondeur que les autorités sont en train de faire, avec l'appui des architectes parce que le Président les a conviés et l'atmosphère est tout à fait assainie.

Vous devez être heureux aujourd'hui que les architectes s'approprient la construction d'une ville comme Dakar…
Oui j'en suis très heureux, mais il faut qu'ils fassent attention.

Est-ce qu'ils en feraient uniquement leur chose ?
Mais l'architecte ne peut pas ne pas faire de toute chose, sa chose. Sinon, on n'est pas architecte. Il faut simplement savoir comment canaliser ces choses et comment les organiser. Que les architectes s'épanouissent dans leur espace, c'est très bien. Souvent, on n'a pas la même compréhension de l'architecte. Les gens disent que Goudiaby est entrepreneur et architecte et qu'on ne peut être tout à la fois. Je veux éclaircir ce débat une fois pour toutes. Vous avez le choix entre plusieurs écoles d'architecture. Il y a l'Ecole Européenne, notamment française qui voudrait que l'architecte ne soit qu'architecte. Et qu'il ne devrait s'occuper que de la conception et du contrôle de l'exécution des cahiers des charges. Seulement voilà, même en France, beaucoup de confrères sont en train de basculer vers la conception américaine de l'architecture qui en fait un tout. L'architecte non seulement conçoit, mais il va chercher l'argent pour que ses conceptions puissent être réalisées et il coordonne au besoin les entreprises. Il peut même être entrepreneur. C'est ce que je fais. J'ai créé une société qui s'appelle " Atepa Technologies " et je l'ai fait après avoir réalisé l'aéroport de Banjul avec l'aide de la formule américaine.

Comment est venu le projet de l'aéroport de Banjul ?
C'est le Président Yaya Diamé qui m'appelle pour me faire part d'un projet d'aéroport. Sachant qu'il n'avait pas le temps à consacrer à ce projet, il me fait confiance et met à me disposition un budget de 11 millions de dollars pour la construction d'un terminal et d'une tour de contrôle. Dans un délai d'un an et demi, il fallait que l'aéroport de Banjul soit fonctionnel et qu'il soit le plus bel aéroport de la sous-région. Nous nous sommes lancés dans les études, nous avons créé avec les Gambiens une entreprise à Banjul, dans laquelle nous avons également fait travailler des Sénégalais. C'est nous qui avons tout acheté jusqu'au cendriers. Quand on a fini de construire, l'ambassadeur américain, lors d'une visite du corps diplomatique, n'en revenait pas sur le coût qu'on lui a présenté. Pour lui, cet aéroport ne pouvait pas coûter moins de 25 millions de dollars. Je lui ai répondu que dès l'instant que celui qui a conçu sait où il doit aller chercher les matériaux, où il peut aller chercher les compétences pour réaliser ce qu'il a conçu, il n'y a pas de problème. C'est ça que je veux initier ici. Même en France, une race d'architectes-bâtisseurs est en train d'émerger.

L'expérience va-t-elle se renouveler ?
Je suis sur le projet de Cybervillage qui, en réalité, n'est que le résultat de discussions entre le Président et moi-même. Je me suis inspiré du centre de Bangalore qui a coûté 100 millions de dollars et qui concentre tous les cerveaux des nouvelles technologies. J'ai dit au Président qu'il faut qu'on fasse un mini Bangalore ici. Et lui a tout de suite trouvé le nom du Cybervillage. Mais alors, comment faire ce Cybervillage ? C'est là où gît la réflexion. Car, il ne s'agit pas de se lancer dans des circuits classiques qui vont prendre trois à quatre ans. Atepa Technologies peut pré financer tous les projets qu'on me demande de réaliser. Pour le Cybervillage, j'ai choisi de le pré-financer. La maquette a été présentée au Président et pour lui, il faut trouver l'argent nécessaire pour sa réalisation. On a déjà trouvé 2 milliards avec un fonds de garantie. Quant aux huit autres milliards, on est en train de les rechercher. C'est à ça que j'invite les architectes sénégalais, à plus de dynamisme ; qu'ils ne soient pas simplement de super dessinateurs. On est dans un pays en développement et on ne doit pas se permettre de faire de beaux dessins et attendre que la manne financière tombe du ciel. Il faut qu'ils se mettent dans l'industrie du bâtiment. Ce qui n'est pas bien simple. Oui, il y a dix ans, j'ai organisé Africabat ici pour leur indiquer la voie. Avec mon ami Assane Diagne, on disait qu'il fallait construire avec des matériaux produits localement. C'était ça, la dynamique qu'il fallait insuffler. Qu'on ait des unités de fabrication de carreaux, sanitaires, etc. Est-ce que vous savez que dans toute l'UEMOA, il n'existe pas de fabrique de ces matériaux. Tout nous vient d'Europe ou du Maghreb.

Quelle est la valeur économique de l'architecture ? Quel est l'effet d'entraînement économique du Dakar que vous rêvez ?
C'est d'abord la beauté qui mène vers l'épanouissement des populations. Vous ne pouvez pas imaginer combien de vocations la Porte du Millénaire peut susciter chez un gosse de la Médina. C'est tout un univers qui s'est ouvert devant lui. Il comprendra demain avec le grand écran de la " Promenade des Lions " et Internet que le monde n'a plus de limite pour lui. Il voit que sa génération n'est plus celle du gorgoorlu à l'étranger pour espérer envoyer de l'argent. Mais, c'est la beauté du paysage, l'assainissement. Les statistiques démontrent que celui qui réussit le plus est l'enfant qui évolue dans un milieu bien assaini. Une ville qui est de plus en plus belle incite les gens à vouloir aller plus en avant.

Est-ce que l'architecture n'est pas pour vous un moyen pour changer le monde ?
Tout un chacun doit faire de son métier un moyen pour changer le cours des choses. Chacun doit avoir l'ambition de changer pour le bien.

Pierre Goudiaby n'a-t-il pas la rage de vivre ?
En fait, j'ai la rage de vivre pour faire vivre. J'ai envie que beaucoup de gens vivent heureux. Quand tu viens de la pauvreté, tu as envie que tout le monde soit riche.

Parce que tu aimes gagner…
J'aime gagner et il faut que tout le monde aime gagner honnêtement.

On est dans une société où justement les gens n'apprécient pas les têtes qui émergent…
Elle va changer. Et c'est là où vous de la presse avez un rôle à jouer. Il faut qu'il y ait des gens qui gagnent, et il faut éduquer les gens pour qu'ils soutiennent ces gagneurs, parce qu'il existe un effet d'entraînement et de distribution des richesses. Je sais qu'il existe des gens qui gagnent malhonnêtement, mais peut-être qu'ils apprendront à changer.

Comment gagne-t-on ?
On gagne en travaillant, en analysant les choses, en évitant de tomber dans la précipitation. " Le travail est la clé du succès " est le slogan que j'ai retenu depuis le collège Saint Michel. Il faut également la prière de sa maman. J'en ai eu une qui a prié pour moi jusqu'il y a un mois. Il y a aussi les prières de ses parents et de tous ceux dont on est bien aimé.

Quand on est né tiers-mondiste devrait-on voir le monde comme jeune Californien ?
Tout au contraire. Compte tenu des enjeux, je trouve plutôt qu'un jeune Sénégalais doit avoir plus de chance que quelqu'un qui né à New York qui a une chance sur quatre de ne pas se faire flinguer et qui ne vit pas heureux. Moi je suis contre les schémas de développement qui veulent que le summum, c'est New York, l'Amérique. Non ! On doit, en nous conformant à notre culture, nous développer et être heureux avec peu de richesses. Parce que Goorgorlou est plus heureux que beaucoup de milliardaires que je connais.

Vous dirigez le collectif des cadres casamançais, il est rare de voir aujourd'hui un Casamançais qui partage ouvertement les revendications du Mfdc…
Ils font légions. 99,99% des Casamançais ne veulent pas de l'indépendance de la Casamance. Depuis vingt ans, je le dis. Il faut reconnaître aussi que le Mfdc est aujourd'hui infiltré par des bandits. Pour ce qui est des revendications, personne ne nous a demandé notre avis, alors que le milieu Diola est foncièrement démocratique.

Vous êtes content d'être nominé Homme de l'année par Nouvel Horizon, mais qu'est-ce qui vous procurerait le plus de bonheur ?
Que tous les jeunes Sénégalais essaient d'être l'homme de l'année. Qu'ils se disent que dans quinze ans, je serai l'homme de l'année et reconnu par tous les Sénégalais. Dans ces conditions, on pourra développer ce Sénégal. La moyenne de l'intelligence Sénégalaise est connue. La société de demain, c'est celle de l'intelligence. Il faut qu'on fasse de l'excellence, un credo.
Vous auriez nommé qui Homme de l'année ?
Mon patron mis à part, parce que lui c'est l'homme du siècle, moi je pensais à Amy Mbacké Thiam parce qu'elle nous a donné une ouverture internationale. Elle a fait ce qu'il fallait quand il fallait le faire.



Entretien réalisé par Abdoulaye Bamba Diallo et Issa Sall
Nouvel Horizon n°308 - 11/01/2002
Remise des Trophées SEDAR 2001

Déjà immortel, Léopold Sédar SENGHOR sera permanent dans nos mémoires avec notre décision d'en faire le parrain de notre trophée annuel, l'HOMMME DE L'ANNEE qui couronne annuellement le meilleur performeur du moment.
Une cérémonie de remise du trophée aura lieu dans les semaines à venir sous la présidence des prestigieux invités et récipiendaires. Nous voulons en faire un événement digne de Senghor mais aussi mettre sur orbite le trophée Sédar qui, à terme, à la diaspora et au reste du Monde.
Pour sa première édition de cette année, un Sédar spécial sera décerné à l'institution présidentielle, qui, au-delà des querelles partisanes et subjectives, s'est montrée à la hauteur de sa charge en faisant rendre à Sédar ce qui lui appartient dignement, lors de ses funérailles.
Nous y reviendrons.
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